Le camp de base de l’Everest figure parmi les treks les plus emblématiques au monde. Chaque année, des voyageurs venus des quatre coins de la planète parcourent les sentiers de l’Himalaya pour découvrir ces paysages grandioses et vivre l’expérience unique de la haute altitude.
Pour Christine Dionne et son conjoint Jean-François, ce voyage représentait l’aboutissement d’un rêve nourri depuis plusieurs années. Amoureux de plein air, de randonnée et d’aventure, ils avaient déjà relevé plusieurs défis au fil de leurs voyages. Rien, toutefois, ne se comparait à l’idée de marcher au cœur de l’Himalaya jusqu’au camp de base de l’Everest.
« On rêve tous de voir de grandes choses. On regarde ces montagnes et on se dit : un jour peut-être… mais au fond, ce n’est pas pour moi. »
Puis, comme souvent dans les plus belles histoires, tout a commencé par une série de coïncidences. La mère de Christine rencontre par hasard le père de l’alpiniste québécoise Marie-Pier Desharnais. Enthousiasmée par cette rencontre, elle lui offre le livre racontant son parcours. Au même moment, Christine et son conjoint Jean-François découvrent la série documentaire Les Crinqués avec Dominic Arpin. Un soir, après un épisode particulièrement inspirant, Jean-François lance spontanément : « Si Dominic est capable de faire le Kili, nous aussi! Contacte Marie-Pier! »
Quelques échanges ont suffi pour donner vie au projet. Ce qui paraissait encore lointain s’est transformé en une expédition concrète en direction du camp de base de l’Everest et du Lobuche.
Se préparer pour l’aventure d’une vie
Christine et Jean-François n’en étaient pas à leur première aventure. Tous deux pratiquent la course à pied depuis plus de quinze ans et ont toujours cherché à intégrer le mouvement à leur quotidien. Randonnée, voile, voyages en van aménagé : leur mode de vie est guidé par la découverte et le goût du défi. Ils avaient déjà parcouru la Long Trail au Vermont pendant dix jours en autonomie complète, mais l’univers de la haute altitude demeurait totalement inconnu.
Les mois précédant le départ ont donc été consacrés à la préparation. Kilomètres de course à pied, longues sorties d’endurance, entraînements musculaires, randonnées et marches se sont succédé tout l’hiver. « Il a fait froid et venteux sur la rive sud de Québec cet hiver! » raconte Christine en riant.
Le couple profite même de l’occasion pour s’initier à l’escalade de glace à la chute Montmorency. Une expérience aussi stimulante qu’intimidante, qui leur permet déjà de sortir un peu de leur zone de confort avant le grand départ.
Une aventure guidée par Marie-Pier Desharnais
Pour Christine et Jean-François, l’expédition ne se résumait pas à atteindre le camp de base de l’Everest. Elle représentait aussi l’occasion d’être accompagnés par l’une des alpinistes québécoises les plus inspirantes. Dès les premiers échanges, ils ont rapidement compris que Marie-Pier Desharnais allait bien au-delà du rôle de guide.
« L’avantage de faire une expédition avec Marie-Pier, c’est comme apprendre à conduire avec Lewis Hamilton. Elle est une source incroyable d’informations et de connaissances. Elle partage son expérience avec simplicité, humilité et générosité. »
Au fil des journées de marche, elle transmet ses connaissances sur la montagne, la haute altitude et la culture népalaise, tout en créant une atmosphère de confiance et de camaraderie au sein du groupe. Son expérience rassure en cas de difficultés et permet à chacun de profiter pleinement du voyage.
Christine retient particulièrement une philosophie que Marie-Pier partage souvent avec ses participants : « Restez humble face à plus grand que soi et surtout, allez au bout de vos rêves. »
Une phrase simple, mais qui prendra tout son sens au cœur de l’Himalaya.
Entre le chaos de Katmandou et le calme des montagnes
L’arrivée au Népal est saisissante. Au cœur du quartier Thamel, à Katmandou, les rues débordent d’énergie. Voitures, motos, mobylettes et piétons circulent dans un ballet qui semble désorganisé à première vue, mais qui fonctionne pourtant avec une étonnante fluidité.
Toutefois, cette impression disparaît rapidement lorsque le trek débute à Lukla.
« Dès l’instant où l’on commence à marcher, les yeux se lèvent vers les montagnes himalayennes et un calme s’opère. » À partir de ce moment, le quotidien laisse place à une réalité entièrement différente. Chaque journée est rythmée par la marche, les paysages grandioses et l’acclimatation à l’altitude. Plus le groupe progresse, plus les sommets se rapprochent et plus le corps doit s’adapter.
Christine retient particulièrement l’humilité imposée par la montagne. Peu importe l’expérience ou les ambitions de chacun, tous avancent sur le même sentier et doivent composer avec les mêmes défis. Les journées sont parfois exigeantes, mais elles offrent aussi des moments d’émerveillement difficiles à décrire.
« Se lever le matin, sortir de son sac de couchage et découvrir les plus hautes montagnes de la planète devant soi, c’est presque surréaliste. »
Une leçon de résilience venue du Népal
Si les montagnes ont profondément impressionné Christine, les habitants du Népal l’ont tout autant marquée.
Jour après jour, elle observe les porteurs transporter des charges impressionnantes sur les sentiers escarpés de l’Himalaya. Malgré l’effort colossal, ils demeurent souriants, patients et accueillants.
« Toujours souriants, toujours un chaleureux “Namaste” au passage. Une grande leçon de patience et de résilience pour nous qui vivons dans une société souvent impatiente. »
Cette bienveillance, omniprésente tout au long du voyage, laissera une empreinte durable sur le couple.
L’émotion du camp de base
Après plusieurs jours de marche, le camp de base de l’Everest apparaît enfin au fond de la vallée du Khumbu.
Pour Christine, il s’agit sans aucun doute du moment le plus fort de l’expédition. « Voir ces centaines de tentes entourées des plus hautes montagnes de la planète était presque irréel. Une immense vague d’émotions nous a envahis. »
Le privilège est d’autant plus grand qu’ils auront la chance d’y passer la nuit. Entendre les craquements du glacier dans le silence de l’Himalaya, observer les équipes d’alpinistes qui se préparent à gravir l’Everest et contempler les sommets au coucher du soleil sont autant de souvenirs qui resteront gravés à jamais dans leur mémoire.
Vaincre le vertige à plus de 6 000 mètres
Parmi tous les moments marquants du voyage, l’ascension du Lobuche Peak, culminant à 6 119 mètres d’altitude, occupe une place toute particulière.
Pour plusieurs, il s’agit d’un défi physique. Pour Christine, c’est aussi une confrontation directe avec l’une de ses plus grandes peurs : le vertige.
« Faire cette ascension en sachant très bien que j’avais peur des hauteurs m’angoissait énormément. La montée comme la descente ont représenté un véritable défi. »
Malgré cette appréhension, elle poursuit sa progression, portée par l’énergie du groupe et sa détermination. Chaque pas devient une victoire. Chaque obstacle franchi renforce sa confiance.
« La force du groupe te pousse à te dépasser et à puiser au plus profond de tes réserves. »
Au sommet, la peur fait place à une immense fierté.
L’importance d’être bien équipé
Dans une expédition où les températures, le vent et l’altitude évoluent constamment, le choix des vêtements devient rapidement un élément essentiel du confort. Lors de leur préparation, Christine et Jean‑François se sont équipés de plusieurs pièces Chlorophylle qui les ont accompagnés tout au long du voyage.
« Le pantalon Trekking de montagne et la couche de base CHL PLUS ne nous ont pratiquement pas quittés durant toute l’expédition. »
Les soirées plus fraîches dans les teahouses et les passages plus venteux ont mis à contribution la doudoune Salmoa et le pantalon en duvet Nomade, tandis que Jean-François a rapidement adopté la veste en polaire Fulmar comme compagnon de tous les jours.
« Léger, chaud et ultra-confortable. Son coup de cœur de l’expédition. »
Même lors de la nuit passée au camp de base, les couches de base CHL ULTRA leur ont permis de rester confortables malgré le froid de la haute altitude. Des vêtements qui ont su se faire oublier lorsqu’il fallait marcher, grimper et profiter pleinement de chaque instant.
Oser réaliser ses rêves
Au retour, une certitude demeure : cette aventure a transformé leur regard sur les défis et sur leurs propres capacités.
Lorsque l’on demande à Christine quel conseil elle donnerait à quelqu’un qui rêve de vivre une aventure semblable, sa réponse est immédiate : « Foncez! Sans hésiter! Vivre des aventures, parfois un peu à l’extérieur de notre zone de confort, nous change, nous fait grandir et nous apprend énormément sur nous-mêmes. »
D’ailleurs, les prochains projets sont déjà en préparation : Terre-Neuve-et-Labrador, l’Islande, le Groenland et le Grand Nord québécois figurent sur leur liste. Parce qu’après avoir marché au pied de l’Everest, une chose est devenue évidente : les aventures ne s’arrêtent jamais vraiment. Elles changent simplement de destination.
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