Alexis « le Randonneur » Nantel

Randonneur et animateur

Publié le 14 Mai |Dernière modification le 02 Juin

Le retour attendu sur les sentiers

Il y a ce moment précis où l’envie revient.
Pas doucement… mais d’un coup.

Les bottes qui traînent près de la porte, les sentiers qu’on recommence à imaginer, l’appel du dehors qui devient trop fort pour être ignoré. Le printemps, c’est souvent ça : un retour attendu.

Mais quand on remet le pied en sentier, on réalise vite une chose — tout n’est pas encore parfaitement en place. Les sols sont mous, les plaques de neige s’accrochent, le vent a encore un petit mordant. Et c’est correct. Le printemps n’est pas une saison comme les autres. C’est une transition. Un entre-deux.

Dans ce guide, je te propose justement d’embrasser cette réalité.
De recommencer doucement, intelligemment… pour profiter encore plus de ta saison et éviter les petits pièges classiques du début d’année.

Randonneur dans un sous-bois

Le printemps, une saison à part en rando

Le printemps demande une approche différente. On pourrait croire que dès que la neige fond, les sentiers redeviennent accessibles comme en été. Mais en réalité, c’est souvent là que les conditions sont les plus imprévisibles. Fonte des neiges, sols détrempés, sections glacées à l’ombre…
Un même sentier peut changer complètement d’une semaine à l’autre — ou même d’un kilomètre à l’autre. Et c’est encore plus vrai d’une région à l’autre. Pendant que certains secteurs sont déjà secs, d’autres sont encore en mode dégel profond. C’est pourquoi au printemps, le meilleur réflexe, c’est de se fier aux conditions réelles… pas au calendrier. Avant de partir, on s’informe.
Et surtout, une fois sur place, on s’adapte.

Reprendre le rythme (sans vouloir en faire trop)

Après l’hiver, le corps aussi est en transition. Même si on est resté actif, la randonnée sollicite des muscles et une endurance bien spécifique. Le souffle est différent. Le rythme aussi. Et c’est souvent là qu’on commet l’erreur : vouloir reprendre exactement où on avait laissé à l’automne. Le printemps, c’est fait pour recommencer progressivement. Des sorties plus courtes.
Des parcours plus simples. Des objectifs plus doux.

S’habiller et s’adapter aux conditions variables du printemps

S’il y a une saison où l’habillement fait toute la différence… c’est bien le printemps. Le mot-clé : s’adapter. Les matinées sont fraîches, les après-midis peuvent être étonnamment doux, et le vent vient souvent brouiller les cartes. Sans parler de l’humidité qui s’invite facilement. La solution reste simple : superposer. La fameuse technique des pelures d’oignon : le multicouche. Une base respirante, une couche isolante légère, et une protection contre le vent ou la pluie. Rien de compliqué — mais tout doit être facile à ajuster en cours de route. Parce qu’en randonnée printanière, on enlève, on remet, on ajuste constamment. Inutile de se suréquiper.
L’idée, c’est d’être confortable… pas encombré.

Je te propose ici exactement ce que je porte moi-même. D’abord la couche de base. Un chandail CHL Performance confectionné en Polartec Power Wool qui sèche rapidement, limite les odeurs et offre une excellente respirabilité. Sa légèreté, ses coutures plates et sa coupe extensible assurent une liberté de mouvement totale.

Ensuite, pour la couche intermédiaire, j’utilise une veste Montserrat 2.0. C’est la meilleure pièce que je possède. Très versatile, très respirante et confortable, elle fait partie de mes sorties ici en province comme ailleurs sur les plus hauts sommets. Un véritable « must »!

Pour la coquille aussi qui me protège des éléments comme la pluie, la neige, la grêle, le vent, j’opte pour le Pinacle, un manteau imperméable, léger et encore une fois très respirant. C’est essentiellement ce qu’il faut retenir. On veut que l’humidité produite par notre corps puisse s’évacuer au maximum à travers chacune des couches. Il ne faut donc jamais lésiner sur la qualité des produits!

Tu peux ajouter, pour la couche supérieure, une doudoune dans ton sac pour tes moments à l’arrêt. Toujours pratique pour les pauses prolongées où tu casses la croûte.

Au fil du réchauffement, j’allège graduellement. La coquille et la couche intermédiaire disparaissent, et je garde simplement une couche de base sur laquelle j’ajoute ma chemise Gaspé — celle que je porte dès la fin du printemps, tout l’été et jusqu’à l’automne. Puis, avec le temps, même la couche de base tombe, ne laissant que la chemise, que j’ajuste facilement en roulant les manches ou en ouvrant quelques boutons.

Vêtements de randonnée au printemps

Chl performance

couche de base à col rond
99,99 $ 59,99 $
2 couleurs

Chl performance

chandail sous-vêtement homme
99,99 $ 59,99 $
2 couleurs

Montserrat 2.0

manteau isolé à capuche - femme
279,99 $
2 couleurs

Montserrat 2.0

manteau isolé à capuche - homme
279,99 $ 219,99 $
2 couleurs

Pinacle

Manteau imperméable et respirant - femme
259,99 $
4 couleurs

Pinacle

manteau imperméable pour homme
259,99 $
3 couleurs

Aventure

Cardigan léger et respirant - femme
89,99 $
3 couleurs

Trek

Pantalon de randonnée - femme
124,99 $
2 couleurs

Aventure

Chandail léger 1/4 zip - homme
99,99 $
3 couleurs

Gaspé

Chemise manches longues anti-UV - homme
109,99 $
3 couleurs

Trek

pantalon convertible homme
134,99 $
1 couleur

Trek

Pantalon de randonnée - homme
124,99 $
3 couleurs

Trek

Chapeau de soleil - unisexe
44,99 $
2 couleurs

Marcher responsable dès le début de la saison

Le printemps, c’est aussi la période la plus fragile pour les sentiers. Les sols sont gorgés d’eau, la végétation reprend tranquillement, et chaque passage laisse plus de traces qu’en été. C’est là que notre rôle de randonneur devient important.

Rester dans les sentiers balisés, même si c’est boueux.
Éviter de contourner les sections difficiles, qui élargissent les traces et accélèrent l’érosion.
Accepter parfois de rebrousser chemin ou de changer de plan. Ce n’est pas toujours parfait… mais c’est ça aussi, randonner au printemps. Et au final, ces p’tits gestes-là font une vraie différence pour la suite de la saison. T’es un pro… ou pas. Choisi ton camp!

Chute-aux-Rats Matawinie

Mes sentiers préférés en début de saison (avec de l’eau!)


Chute‑aux‑Rats — Matawinie (Lanaudière)


🌱 Pourquoi c’est idéal en début de saison

Le sentier longe la rivière Noire sur plusieurs sections et, au printemps, le débit devient impressionnant. La Chute‑aux‑Rats rugit littéralement — un spectacle puissant et accessible.

🥾 Type de randonneur

Intermédiaire (quelques montées, terrain parfois technique)

❤️ Ce que j’aime particulièrement

Le sentiment d’isolement et la force brute de la rivière. On sent vraiment la nature en mouvement.

⚠️ Conseil de saison

Prendre son temps dans les sections humides — certaines racines deviennent très glissantes.

Note perso :
Un endroit où le printemps ne passe pas inaperçu. Je me souviens m’être arrêté longtemps ici, juste à écouter la rivière, incapable de repartir tout de suite.

Parc des Chutes‑Monte‑à‑Peine‑et‑des‑Dalles — Sainte‑Mélanie (Lanaudière)


🌱 Pourquoi c’est idéal en début de saison

Trois chutes sur un même réseau de sentiers, avec plusieurs passerelles. Au printemps, le volume d’eau est à son maximum — c’est vivant, bruyant, spectaculaire.

🥾 Type de randonneur

Débutant à intermédiaire (plusieurs boucles possibles)

❤️ Ce que j’aime particulièrement

La proximité constante avec la rivière et la diversité des points de vue. On ne s’ennuie jamais.

⚠️ Conseil de saison

Idéal pour une sortie progressive — choisir une boucle plus courte si le terrain est encore boueux.

Note perso :
Beaucoup de spectacle pour peu de kilomètres. Chaque fois que j’y vais au printemps, j’ai l’impression que la rivière me raconte quelque chose de différent et j’ai envie d’écrire de la poésie.

Chute Delanay à la Vallée du Bras-du-Nord

Chute Delaney — Vallée Bras‑du‑Nord (Portneuf)


🌱 Pourquoi c’est idéal en début de saison

Accessible relativement tôt, ce sentier mène à une chute impressionnante qui prend toute sa force au printemps avec la fonte des neiges. Le débit élevé transforme complètement l’ambiance du site. Elle est haute et impressionnante.

🥾 Type de randonneur

Débutant / famille

❤️ Ce que j’aime particulièrement

La facilité d’accès combinée à un effet « wow » rapide, parfait pour une première vraie sortie de saison en famille.

⚠️ Conseil de saison

Y aller en semaine si possible — l’endroit gagne en popularité dès les premières belles journées.

Note perso :
Le genre d’endroit qui te donne envie de revenir tout de suite. C’est souvent ici que je réalise que la saison est vraiment repartie, avant de me déplacer plus loin pour randonner davantage, car les options y sont nombreuses.

🎥 Voici une de mes randonnées à cet endroit :
Voir la vidéo sur YouTube

Randonneur traversant un ruisseau au printemps.

Sentier et boucle des Chutes Croches — Mont‑Tremblant (Laurentides)


🌱 Pourquoi c’est idéal en début de saison

Une série de cascades successives le long de la rivière Croche. Au printemps, chaque section devient une surprise avec le débit élevé. Moins de 1 km pour accéder à une plateforme, avec toutefois une possibilité de randonnée allant jusqu’à 13,2 km.

🥾 Type de randonneur

Intermédiaire à avancé

❤️ Ce que j’aime particulièrement

Le rythme du sentier, toujours accompagné par le son de l’eau. On avance avec la rivière et ses méandres.

⚠️ Conseil de saison

Prévoir des bottes imperméables — certains passages peuvent être très humides et boueux.

Note perso :
Une randonnée qui coule au même rythme que la saison. J’ai déjà ralenti exprès, les yeux fermés, juste pour rester plus longtemps avec le son de l’eau en tête.

Randonneur contemplatif sur le bord d'une rivière

Chutes de la rivière Sainte-Anne 
Saint-Onésime-d’Ixworth (Bas-Saint-Laurent)


🌱 Pourquoi c’est idéal en début de saison

Moins connu que d’autres sites, ce secteur devient particulièrement intéressant au printemps alors que le débit de la rivière augmente. Les chutes prennent de l’ampleur et offrent un beau point d’observation dans un environnement encore tranquille à cette période de l’année.

🥾 Type de randonneur

Débutant à intermédiaire / marche contemplative en première portion

❤️ Ce que j’aime particulièrement

Le côté plus discret du lieu. On a l’impression de tomber sur un petit secret bien gardé, loin de l’achalandage des sites plus populaires. Un endroit tapissé de mousse et de champignons à la fin de l’été

⚠️ Conseil de saison

S’informer des conditions locales avant d’y aller — l’accès peut varier selon la fonte et l’état des chemins.

Note perso :
Un coin paisible où le printemps se vit sans bruit… sauf celui de l’eau et des oiseaux. Un de ces endroits où tu te dis que t’as bien fait de faire la route, même si t’hésitais en partant.

Vous pouvez voir une vidéo de ma randonnée à cet endroit sur YouTube.

Bien commencer pour mieux profiter de la saison

Les premières randonnées de l’année ont quelque chose de particulier. Elles ne sont pas toujours parfaites.
Mais elles sont essentielles. Ce sont elles qui redonnent le rythme.
Qui replacent les repères.
Qui reconnectent avec le plaisir simple d’être dehors. Bien commencer sa saison, ce n’est pas en faire plus.
C’est en faire juste assez… au bon moment. Prendre son temps.
Observer.
S’adapter.

Parce qu’au final, une saison bien amorcée, c’est une saison qu’on a envie de vivre jusqu’au bout… du chemin!

Pour prolonger l’inspiration, découvrez aussi des randonnées menant à de magnifiques chutes.

Top rando /\ !!!

Pour en savoir plus sur le blogueur : alexislerandonneur.com

Écrit par :

Randonneur et animateur

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